Savoir-faire
Plusieurs techniques à choisir selon le sujet.
Un peu d'histoire
L'encadrement de documents est récent. Ce n'est qu'à partir des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles que s'est développée l'idée d'encadrer des dessins célèbres, qui ont peu à peu rejoint les tableaux aux murs.
Ce type d'encadrement consistait en des montages inspirés de Jean-Pierre Mariette (1694–1774), graveur, éditeur et collectionneur d'estampes, qui le premier ajouta des bandes de papier coloré autour des œuvres afin de mettre en valeur et en profondeur le dessin, sans qu'il soit en contact avec le verre.
Ce n'est qu'au milieu du XIXᵉ siècle que ces montages furent mis sous cadre. Progressivement, les amateurs de dessins et d'estampes se sont multipliés et les collectionneurs ont mis un point d'honneur à faire réaliser des encadrements de plus en plus sophistiqués.
Aujourd'hui, nous travaillons à des encadrements parfois plus fantaisie, avec, sauf exception, des proportions qui conviennent parfaitement aux images contemporaines.
Cadre sous verre et passe-partout
C'est la technique classique. L'œuvre est posée sur un carton de fond, parfois rehaussée d'un ou plusieurs passe-partout, simples ou à biseaux pour plus de relief, puis protégée par une vitre. Lorsque le sujet est ancien, il convient d'insérer juste en dessous une feuille de papier barrière, sans acide, qui le protégera plus longtemps, ainsi qu'un verre anti-UV et anti-reflet qui préservera le sujet des rayons du soleil et de la lumière.
Tout l'art consiste à choisir les bons papiers, les bonnes couleurs, le bon verre et le bon bois pour une présentation élégante de vos dessins, photos, pastels, gravures.
Quand l'utiliser ? Pour les dessins, aquarelles, photographies, estampes, gravures, planches de BD, et tout sujet sur papier.
L'entre-deux verres
La pièce flotte, suspendue entre deux verres, et reste lisible des deux côtés. Le sujet n'est pas posé sur un fond : il respire au milieu d'un volume transparent.
C'est une technique délicate. Le moindre défaut se voit. Mais lorsqu'elle est réussie, l'effet est saisissant : l'œuvre semble suspendue dans l'air.
Quand l'utiliser ? Pour les documents anciens aux contours irréguliers, les lettres, les calligraphies, les gravures fines, les fragments précieux qui méritent d'être vus de près.
Caisses américaines
Pour les toiles peintes, le cadre doit avoir de la profondeur. La caisse américaine entoure la toile sans la recouvrir : un petit espace reste visible entre la peinture et le bois, comme une respiration.
Selon le sujet, la caisse peut être discrète, sculptée, dorée, sombre. C'est elle qui donne à la toile sa présence de tableau.
Quand l'utiliser ? Pour les toiles tendues sur châssis, peintes à l'huile, à l'acrylique, ou en techniques mixtes avec relief. Aussi pour les photographies contemporaines, en caisse-floater.